La Loi ANI est rentrée en vigueur le 1er janvier 2016. Elle prévoit que tous les salariés soient couverts par une complémentaire santé obligatoire financée par l’employeur. Le revers de la médaille est que cette complémentaire santé offre dans la plupart des cas des remboursements basiques et ne couvre pas vos dépenses santé à titre individuel ou familial.

Pourquoi une sur-complémentaire santé ?

La sur-complémentaire est une solution intéressante pour toutes les personnes qui bénéficient d’une mutuelle collective obligatoire. En effet, pour quelques euros de plus par mois, vous pouvez renforcer certains niveaux de prestations telles que l’optique, le dentaire, l’hospitalisation ou encore la médecine douce.

Avec la mise en place du contrat d’Accès aux Soins, devenu en 2017 l’Option Pratique Tarifaire Maîtrisée (OPTAM), la prise en charge des dépassements d’honoraires par votre complémentaire santé est limitée si le médecin n’a pas adhéré au dispositif. Pour vous permettre de rester libre de consulter le médecin de votre choix et vous mettre à l’abri des mauvaises surprises, vous pouvez souscrire une sur-complémentaire adaptée à vos besoins réels.

 Les points faibles des mutuelles responsables

Les mutuelles dites « responsables » sont celles qui participent à la réduction du déficit de l’assurance maladie à travers la limitation des remboursements et prises en charge. Elle incite les assurés à respecter le parcours de soins coordonnés et à privilégier les professionnels aux honoraires raisonnables. Si vous avez des besoins élevés sur certains postes tels que l’optique ou le dentaire, votre mutuelle obligatoire peut vite atteindre ses limites.

Voici en résumé les limites du contrat responsable :

  • Prise en charge des dépassements d’honoraires limités à 100% du tarif de base de remboursements lorsqu’ils sont pratiqués par les médecins n’ayant pas adhéré à l’OPTAM.
  • Remboursements encadrés en optique : 150 € maximum pour la monture, 1 équipement tous les 2 ans (sauf pour les mineurs ou en cas d’évolution de la vue).
  • En cas d’hospitalisation, le reste à charge peut être très élevé car les dépassements d’honoraires pratiqués atteignent fréquemment 300 à 400% du tarif de base de remboursement de l’Assurance Maladie et très peu de praticiens ont adhéré à l’OPTAM.
Exemple de remboursements

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