Depuis le 1er janvier 2018, le gouvernement a rendu obligatoire 11 vaccins pour les enfants de moins de deux ans. Les vaccins contre la dyphtérie, le tétanos et la polio sont déjà obligatoires pour les enfants. A ceux-là s’ajoutent 8 vaccins : l’haemophilius influenzae B, la coqueluche, l’hépatite B, la rougeole, les oreillons, la rubéole, le méningocoque C et le pneumocoque. Ces onze vaccins seront obligatoires pour que les enfants soient admis en collectivité.

La ministre de la santé Agnès Buzyin avait pointé du doigt la recrudescence de certaines maladies comme la rougeole qui a causé le décès de 10 enfants depuis 2008. Le même problème avec la méningite qui a causé la mort de deux étudiants à Dijon et obligé 30.000 étudiants et employés à se faire vacciner en urgence.

Une mesure controversée

Certains parents refusent de faire vacciner leurs enfants à cause des effets secondaires de ces injections. Le principal argument est la présence sels d’aluminium susceptibles de provoquer des maladies neuromusculaires. D’autres parents estiment que la vaccination obligatoire résulte de la pression des lobbys pharmaceutiques qui cherchent à s’enrichir par tous les moyens.

De lourdes peines pour les réfractaires

Les personnes qui refusent de faire vacciner leurs enfants encourent une amende de 3 750€ et jusqu’à 6 mois de prison selon l’article L.3116-4 du Code de la Santé publique. Quant aux enfants non vaccinés, ils ne seront pas admis à l’école.

Cependant, la ministre de la santé Agnès Buzyin envisage d’instaurer une clause d’exemption pour les parents catégoriquement opposés à la vaccination. « Mon objectif n’est pas de sanctionner, affirme-t-elle. L’objectif de cette obligation est de rendre la confiance aux Français. Si je prends cette décision, c’est parce que la grande majorité des enfants sont vaccinés sans aucun effet secondaire ».

Prise en charge des vaccins obligatoires

Tous les vaccins (obligatoires ou recommandés) sont remboursés par l’assurance maladie à hauteur de 65% ou 100%. Les complémentaires santé prennent en charge les 35% restant.

Toutefois, il existe des centres de vaccination qui proposent des vaccins gratuitement aux personnes qui ne bénéficient pas d’une mutuelle santé.

 

Depuis le 1er janvier 2018, le gouvernement a rendu obligatoire 11 vaccins pour les enfants de moins de deux ans.

 

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